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Schéma et plan

Domotique : la représenter sur le plan de position

Actionneurs au tableau, boutons, capteurs et sondes : ce que le plan de position doit montrer d’une installation domotisée, et comment les repérer.

Par · · 7 min de lecture

Sur une installation domotisée, les actionneurs sont au tableau, les boutons et les capteurs sont dans les pièces, et le bus lui-même ne se dessine pas. Le Livre 1 du RGIE fixe pourtant ce que le plan de position doit montrer et comment chaque élément y est identifié. Voici comment le remplir sur ce type de chantier, élément par élément, et ce qui se vérifie avant le contrôle.

Le côté schéma unifilaire est traité dans notre article sur la domotique dans le dossier électrique. La méthode générale du plan, elle, est décrite dans notre guide plan de position. Ici, on s’en tient à ce que la domotique change sur ce plan.

Ce que le plan doit montrer

Pour une installation domestique, la sous-section 3.1.2.3 fixe la liste. Le plan de position indique la position des tableaux de répartition et de manœuvre, des boîtes de connexion, des boîtes de dérivation, des socles de prise de courant, des points lumineux, des interrupteurs, des machines et appareils fixes, et des sources, avec comme exemples le transformateur, le panneau solaire, l’onduleur et la batterie.

La fin de la phrase compte autant que la liste : ces éléments sont ceux dont mention est faite sur le schéma unifilaire. Le plan ne complète donc pas le schéma, il le situe. Un module de commutation absent du schéma n’a pas de place sur le plan, et un capteur dessiné sur le plan sans exister au schéma pose la question inverse.

Les actionneurs restent au tableau

Modules de commutation, variateurs, modules de volets : sur la plupart des installations à bus, ces appareils sont montés dans un tableau de répartition et de manœuvre. Le plan de position indique la position du tableau, pas celle de chaque module à l’intérieur. C’est le schéma unifilaire qui montre quelle sortie alimente quel circuit.

Deux cas demandent tout de même une position sur le plan :

  • Plusieurs tableaux. Un coffret domotique séparé du tableau principal, un divisionnaire à l’étage : chaque tableau apparaît à sa place, puisque la liste de la sous-section 3.1.2.3 commence par eux.
  • Un actionneur hors tableau. Un module logé dans une boîte de dérivation au plafond ou derrière un faux plafond reste quelque part. Les boîtes de connexion et les boîtes de dérivation figurent dans la même liste, et c’est leur position qui est portée au plan.

Le repérage suit la règle générale. Les dispositifs de commande, de protection et de sectionnement des circuits sont repérés de manière claire, bien visible et indélébile par des repérages individuels, à moins que toute possibilité de confusion soit écartée (sous-section 3.1.3.1), et les ensembles d’appareillage à basse tension le sont de la même manière (sous-section 3.1.3.2).

Boutons, écrans : les unités de commande

La sous-section 3.1.2.1 décrit précisément la façon d’identifier les éléments sur le plan de position. Chaque point lumineux, chaque socle de prise de courant et chaque unité de commande sont identifiés par la lettre attribuée au circuit élémentaire dans lequel ils sont insérés et par le numéro d’ordre qui leur est attribué au schéma unifilaire. Et chaque interrupteur, chaque unité de commande, sont identifiés par la lettre du circuit dans lequel ils se trouvent et le numéro d’ordre du point lumineux ou de l’appareil qu’ils commandent.

Sur une installation classique, ces deux informations désignent le même circuit : l’interrupteur est posé sur le circuit d’éclairage qu’il coupe. Sur un bus, elles se séparent. Le bouton poussoir est raccordé au circuit du bus, la lampe est sur un circuit d’éclairage commuté par un actionneur. Le texte ne traite pas ce cas nommément. Porter les deux informations, même lorsqu’elles renvoient à deux circuits différents, reste la lecture la plus fidèle de ce qu’il demande.

Pour le symbole, le tableau 2.23 comporte une rubrique « Domotique ». L’unité de commande y est représentée par un rectangle en deux parties : en bas le symbole de base, par exemple un interrupteur ou un socle de prise de courant avec interrupteur, et en haut le type de commande de l’unité.

Capteurs, sondes et détecteurs

La liste de la sous-section 3.1.2.3 ne nomme ni capteur ni détecteur. Ces éléments s’y rattachent selon ce qu’ils font sur l’installation :

  • Il commande quelque chose. Un détecteur de présence qui allume un point lumineux, un thermostat qui pilote un circuit de chauffage : il se traite comme une unité de commande, avec la lettre de son circuit et le numéro d’ordre de ce qu’il commande.
  • Il ne fait que mesurer. Une sonde de température, une station météo raccordée à demeure : elle relève des machines et appareils fixes, qui figurent eux aussi sur le plan dès qu’ils sont mentionnés au schéma.

Le symbole ne manque pas longtemps. S’il n’y a aucun symbole enregistré dans le tableau 2.23, tout autre symbole clairement identifiable et défini dans la légende des schémas unifilaires et des plans de position peut être utilisé (sous-section 3.1.2.1). Une légende tenue à jour vaut mieux qu’un symbole approchant emprunté à une autre rubrique.

Le réflexe de la légende : chaque fois que vous posez un symbole qui ne vient pas du tableau 2.23, ajoutez sa ligne dans la légende au même moment. C’est le seul endroit où votre choix devient lisible pour un tiers.

Le bus ne se trace pas, son alimentation se situe

Le plan de position donne des positions, pas le tracé des canalisations. Le câble de bus qui court de pièce en pièce n’a donc pas à y être dessiné. L’alimentation qui fournit la très basse tension au bus, elle, est un appareil raccordé à demeure : le plus souvent dans le tableau, et elle suit alors sa position.

La séparation entre le bus et le 230 V se joue ailleurs, dans l’installation et sur le schéma. La section 3.3.3 demande, pour toute installation de commande et de signalisation, les dispositifs nécessaires à la prévention des risques dus aux influences mutuelles avec les autres installations électriques, du point de vue de la protection contre les chocs électriques, de l’incendie et des effets thermiques, comme du point de vue du fonctionnement satisfaisant.

Garder le plan et le schéma d’accord

La sous-section 3.1.2.1 est explicite sur la vie du document : toute modification ou toute extension apportée à une installation électrique domestique est représentée sur le plan de position, qui donne à tout moment la situation existante des éléments de l’installation. Le point d. de la même sous-section demande que les schémas, plans et documents soient actualisés et tenus sur place à la disposition de toute personne autorisée à surveiller, contrôler, entretenir, réparer ou transformer l’installation.

Sur une installation domotisée, la frontière se trace facilement. Une scène modifiée dans le logiciel de programmation ne change rien au plan. Un bouton déplacé dans le couloir, un module ajouté qui commute un nouveau circuit, un détecteur posé dans la buanderie : le plan bouge.

L’enjeu apparaît au contrôle. Le rapport de contrôle de conformité d’une installation domestique certifie l’adéquation de l’exécution de l’installation électrique aux schémas unifilaires et aux plans de position (sous-section 6.4.6.4). Si l’installation est conforme, il certifie aussi que l’agent-visiteur a visé le ou les schémas unifilaires et le ou les plans de position. Le déroulé complet de la visite est repris dans notre checklist du contrôle.

Liste de vérification avant le contrôle

  • Chaque tableau, coffret domotique compris, est placé sur le plan.
  • Les boîtes de dérivation qui abritent un module de commutation sont portées à leur position réelle.
  • Chaque bouton poussoir, écran et détecteur de commande porte la lettre de son circuit et le numéro d’ordre de ce qu’il commande.
  • Les sondes et appareils fixes du système apparaissent au plan et au schéma.
  • Les symboles absents du tableau 2.23 sont définis dans la légende, sur le schéma comme sur le plan.
  • Les numéros d’ordre du plan correspondent à ceux du schéma unifilaire, circuit par circuit.
  • Les ajouts faits après la mise en service figurent sur le plan, qui décrit la situation du jour.

Avec Amperio

Dans Amperio, le schéma unifilaire et le plan de position se construisent ensemble, à la main ou à la voix : l’élément posé au plan porte le repérage du circuit auquel il appartient dans le schéma, et les deux documents restent d’accord quand vous ajoutez un module ou déplacez un bouton. Les circuits sont confrontés au RGIE (Livre 1) au fil de la saisie, et un écart est signalé à l’endroit exact du dessin. Ces vérifications aident à préparer le contrôle et ne remplacent pas l’organisme agréé. Le dossier électrique, schéma et plan compris, s’exporte en PDF pour le jour du rendez-vous, et la page plan de position montre le déroulé sur un chantier.

Sources

  1. RGIE, Livre 1, tableau 2.23, rubrique J (SPF Économie, version du 29.10.2025)
  2. RGIE, Livre 1, sous-section 3.1.2.1 (SPF Économie, version du 29.10.2025)
  3. RGIE, Livre 1, sous-section 3.1.2.3 (SPF Économie, version du 29.10.2025)
  4. RGIE, Livre 1, sous-sections 3.1.3.1 et 3.1.3.2 (SPF Économie, version du 29.10.2025)
  5. RGIE, Livre 1, section 3.3.3 (SPF Économie, version du 29.10.2025)
  6. RGIE, Livre 1, sous-section 6.4.6.4 (SPF Économie, version du 29.10.2025)

Cet article est informatif. Il ne remplace ni le RGIE (Livre 1) ni l'avis de votre organisme agréé.

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