Choisir un logiciel de schéma unifilaire : 6 critères (2026)
Poser des composants, déplacer sans redessiner, annuler, voir les écarts RGIE, relier schéma et plan, s’aider de l’IA : les six critères d’un éditeur en 2026.
En 2026, un logiciel de schéma unifilaire et de plan de position se juge sur six points. On pose des composants au lieu de tracer des traits. On déplace sans redessiner. Chaque action s’annule. Les erreurs et les écarts au RGIE s’affichent pendant la saisie. Le schéma et le plan restent reliés. Une IA aide, et vous laisse décider. Amperio, application belge pour électriciens, a été construit autour de ces six points. Voici ce que chacun change dans une journée de travail.
Du logiciel de dessin à l’éditeur qui connaît l’installation
Pendant longtemps, produire un schéma revenait à dessiner : du papier calque, puis un logiciel de DAO ou de CAO, c’est-à-dire de dessin assisté par ordinateur. Ces outils tracent des lignes avec une grande précision, mais ils ignorent ce que ces lignes représentent. Pour eux, un différentiel est un groupe de traits, et rien ne les empêche de laisser passer un circuit sans protection.
Les éditeurs récents partent de l’installation elle-même. Un différentiel 30 mA y est un objet qui connaît son type, sa sensibilité et les circuits placés derrière lui. Le dessin en découle. Tout ce qui suit vient de là : le logiciel comprend l’installation, donc il peut la vérifier, la relier au plan et l’écouter.
Pour rappel, le Livre 1 du RGIE demande les deux documents pour une installation domestique : le schéma unifilaire (sous-section 3.1.2.2) et le plan de position (sous-section 3.1.2.3). Leur contenu est détaillé dans notre guide sur ce que le RGIE exige du schéma unifilaire.
1. Poser des composants, pas tracer des traits
Dans Amperio, vous choisissez un composant dans la palette, qui compte plus de 240 symboles normalisés, et vous le posez. Le câblage suit et les rangées s’organisent. Au survol d’un tableau, d’un différentiel ou d’un disjoncteur, un bouton « + » propose uniquement ce qui peut se placer à cet endroit : un différentiel sous le tableau, un disjoncteur sous le différentiel, un composant sur le circuit. Le calibre, la section et le libellé se règlent ensuite dans le panneau latéral.
Vous ne gérez donc ni calques, ni épaisseurs de trait, ni alignements. Vous décrivez un tableau, et le schéma a la même allure d’un chantier à l’autre.
2. Déplacer sans redessiner
Sur le schéma, vous glissez un disjoncteur d’un différentiel à un autre, ou un composant d’un circuit à un autre. Un aperçu montre le résultat avant que vous lâchiez, puis les fils et la mise en page se refont. Personne ne retrace une ligne.
Sur le plan, la pose est libre. Le symbole suit le curseur, s’aligne sur les murs, affiche les distances et pivote. Vous le reprenez plus tard pour le déplacer, le faire pivoter ou le dupliquer. La méthode de tracé des pièces est décrite dans le guide dessiner un plan de position, pièce par pièce.
Dans un logiciel de dessin généraliste, déplacer un circuit oblige à effacer puis à retracer ses liaisons. C’est l’écart qu’on remarque le plus vite le jour où le chantier change en cours de route.
3. Annuler et rétablir, sur le schéma comme sur le plan
Chaque action s’annule et se rétablit, avec les boutons de l’éditeur ou les raccourcis habituels du clavier. Cela vaut pour une pose, un déplacement ou une suppression, et aussi pour ce qu’une commande vocale vient d’ajouter au schéma.
Le détail paraît mince. Il change pourtant la manière de travailler : vous essayez une autre répartition des circuits, vous regardez, vous revenez en arrière. Sur papier ou dans un outil sans historique, on n’essaie pas.
4. Les erreurs et les écarts au RGIE pendant la saisie
Dès qu’un circuit existe sur le schéma, Amperio le confronte au Livre 1. L’écart s’affiche sur le circuit concerné, classé en erreur ou en avertissement, avec la règle citée et une correction proposée. Les contrôles portent notamment sur :
- le différentiel de tête et les différentiels 30 mA ;
- le type de différentiel, y compris derrière un onduleur ou une batterie ;
- le calibre du disjoncteur selon la section des conducteurs ;
- le nombre de prises par circuit et les circuits dédiés ;
- la valeur de la prise de terre et ses conséquences ;
- le photovoltaïque domestique.
En cas de doute sur une règle, le Guide RGIE répond à une question posée comme sur chantier, avec les passages du Livre 1 à ouvrir. Le fonctionnement de ces contrôles est détaillé dans l’article sur les vérifications RGIE pendant la saisie.
À garder en tête : ces contrôles portent sur les données que vous avez saisies. Ils aident à préparer la visite et ne remplacent pas le contrôle de conformité, qui reste réalisé par un organisme agréé.
5. Schéma et plan reliés, même pour ce qui n’est pas encore placé
Dans Amperio, un composant n’existe qu’une fois. Une prise créée dans le schéma apparaît aussitôt dans l’éditeur de plan, dans un volet « à placer » qui affiche le nombre de composants en attente. Vous cliquez sur l’un d’eux, il suit le curseur, vous le posez dans la bonne pièce.
L’inverse fonctionne aussi. Un point lumineux posé sur le plan pendant le relevé, sans circuit, attend dans le schéma dans un volet équivalent jusqu’à ce que vous l’affectiez à un circuit. Vous voyez donc d’un coup d’œil ce qui reste à faire des deux côtés, et les repères sont les mêmes sur les deux documents.
Quand le schéma et le plan sont deux dessins séparés, ils divergent à la première modification. C’est souvent ce décalage que l’on corrige la veille du contrôle.
6. Une IA qui propose, et vous décidez
Vous pouvez dicter ce que vous voyez, pièce par pièce : « Cuisine : quatre prises, un lave-vaisselle et une hotte ». Les composants se posent et les circuits s’organisent. Une phrase suffit aussi pour modifier ce qui existe, par exemple ajouter un différentiel 30 mA en amont d’un disjoncteur.
L’IA sert aussi à reprendre l’existant. Vous importez un PDF ou une photo d’un ancien schéma ou d’un plan : les différentiels, les disjoncteurs et les circuits sont reconstruits, les pièces retracées. Vous relisez avant de continuer, et chaque symbole, chaque fil, chaque libellé reste modifiable à la main. Le relevé à la voix est décrit dans l’article dicter son chantier.
Pourquoi ces six points deviennent le standard
Le papier et les logiciels de dessin produisent toujours des dossiers acceptés : l’organisme agréé juge le document, pas l’outil. Des logiciels installés de longue date font bien le travail au bureau, et d’autres applications web dessinent vite un unifilaire propre. Ce qui sépare les générations d’outils, c’est de réunir les six points dans le même éditeur, sur téléphone, tablette, Mac et PC, sans installation.
| Critère | Logiciel de dessin généraliste | Amperio |
|---|---|---|
| Saisie | Traits, blocs et calques | Composants posés, à la main ou à la voix |
| Déplacement | Effacer puis retracer les liaisons | Glisser, le câblage se refait |
| Annulation | Sur le dessin | Sur le schéma, le plan et les commandes vocales |
| RGIE | Aucune notion de conformité | Écarts au Livre 1 signalés pendant la saisie |
| Schéma et plan | Deux dessins à tenir accordés | Un seul composant, deux vues, volets « à placer » |
| Assistance | Aucune aide propre au métier | Dictée, import par photo, Guide RGIE |
Les logiciels du marché belge, de Trikker à Amperio, sont nommés et comparés sur ces six points dans notre comparatif des logiciels de schéma unifilaire, avec leurs prix ramenés à l’année.
Avec Amperio
Pour juger sur pièces, ouvrez un chantier d’essai (un chantier gratuit pendant 7 jours, sans carte de crédit), puis posez un tableau, deux différentiels et quelques circuits. Commencez par le schéma unifilaire ou par le plan de position : l’autre document se remplit en même temps.
Cet article est informatif. Il ne remplace ni le RGIE (Livre 1) ni l'avis de votre organisme agréé.
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